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CE QU’ILS ONT DIT AVANT PHILLIP ISLAND : « Je peux dire que j’ai l’opportunité de gagner le Championnat… Je ne pouvais pas le dire avant »

Thursday, 19 February 2026 05:11 GMT
La première journée média de l’année s’achève avec des déclarations directes en provenance de Phillip Island.

Fini les essais, place à l’action. Les points presse du jeudi sont terminés sur le circuit de Phillip Island, théâtre du coup d’envoi de la saison 2026 du Championnat MOTUL FIM World Superbike. Avant que les moteurs ne rugissent, worldsbk.com a compilé les déclarations marquantes de cette première journée.

Iker Lecuona (Aruba.it Racing - Ducati) : « J’intègre la meilleure équipe du plateau, la meilleure usine avec la meilleure moto. »

« J’ai hâte ! On a bien travaillé avec l’équipe pendant les tests. Il y a eu de la progression, on est satisfaits. On aborde le week-end sereinement. Les gars sont super, c’est une grande famille, le contact est bien passé avec tout le monde, de mon côté comme de celui de Nicolo. L’objectif premier est de me sentir à l’aise sur la machine. J’ai beaucoup galéré ces quatre dernières années, avec pas mal de blessures. J’arrive dans une position très différente. J’intègre la meilleure équipe du plateau, la meilleure usine avec la meilleure moto. Maintenant, je peux affirmer que j’ai l’opportunité de jouer le titre. Ce n’était pas le cas avant. Ça change la donne, on aborde le travail plus calmement. En test, j’ai roulé à 90 % de mes capacités, et exploité la moto à 80 %. Je dois encore apprendre, j’ai de la marge. »

Danilo Petrucci (ROKiT BMW Motorrad WorldSBK Team) : « La moto me semble excellente, il me faut juste du temps pour la cerner. »

« Je suis ravi d’être là, mais je sais que la tâche s’annonce rude. Je roule pour l’équipe double Championne en titre, les attentes sont forcément élevées. La moto me semble excellente, il me faut juste du temps pour la cerner. Je suis content, mais aussi un peu tendu ; ça fait partie du métier. J’aimerais quitter Phillip Island avec le sourire. Ma dernière course avec un 4 cylindres en ligne remonte à 2013 en MotoGP… une autre époque. La machine a de vrais points forts, à nous de savoir les exploiter. Elle est stable, la puissance arrive en douceur. Ici, il y a peu de gros freinages, mais beaucoup de longues courbes. On doit comprendre comment s’y prendre. Chaque dixième compte en WorldSBK, ça sera un bon test. Je n’attends pas de miracle, je suis confiant, mais nerveux. J’ai fini sixième, puis cinquième, et je me battais pour le podium l’an dernier. Je veux continuer à grimper. »

Nicolo Bulega (Aruba.it Racing - Ducati) : « Le bras oscillant aide à mieux freiner la moto, et elle est moins nerveuse en sortie de courbe. »

« Les tests hivernaux n’ont pas été très utiles, malheureusement. Je suis quand même content de reprendre. Les essais ici se sont bien passés. C’est une toute nouvelle moto, il faut l’assimiler. J’aime beaucoup de choses dessus, d’autres demandent encore du travail. C’est un projet jeune, on a le temps. Le bras oscillant aide à mieux freiner la moto, et elle est moins nerveuse en sortie de courbe. J’ai d’excellents souvenirs ici : deux victoires en WorldSSP, ma première course en WorldSBK, et le triplé l’an dernier. C’est un de mes tracés favoris. Beaucoup de pilotes ont du potentiel, ça risque de rouler en peloton. Iker est un bon gars, on peut faire du bon boulot ensemble. »

Miguel Oliveira (ROKiT BMW Motorrad WorldSBK Team) : « La moto a beaucoup de potentiel, mais je ne suis pas encore capable d’en tirer son plein potentiel »

« Je me sens bien, prêt pour ce nouveau chapitre. C’est toujours stimulant de changer d’environnement et de rencontrer de nouvelles têtes. L’idée est de continuer à m’adapter à la moto, d’apprendre et de passer un bon week-end. L’adaptation se passe bien pour l’instant. La pré-saison a été étrange pour tout le monde. Ces deux jours à Phillip Island ont été cruciaux pour découvrir l’équipe et la machine, accélérer mon rythme et mon acclimatation. Le plus gros défi reste de comprendre la moto. Elle est très différente. Elle a un fort potentiel, mais je ne suis pas encore capable d’en tirer la quintessence. D’après les tests, viser le Top 5 semble réaliste. Attendre mieux serait très ambitieux. »

Alvaro Bautista (Barni Spark Racing Team) : « J’ai été titré deux fois, c’est le passé. On est dans le présent, on écrit l’avenir. »

« On a fait deux jours d’essais ici, c’est passé vite vu le programme qu’on avait. Je suis satisfait, car l’équipe bosse bien, on apprend vite à se connaître. Cette opportunité relance ma carrière, je veux donner mon maximum. Regarder le temps passer à Jerez et Portimao, ce n’était pas simple. Ici, on a seulement fait des demi-journées. Nouvelle équipe, circuit atypique… Parfois, ce qui marche ici ne fonctionne pas ailleurs, et inversement. On a une bonne base et on a testé beaucoup de choses, surtout le deuxième jour. Mon chef mécanicien et l’équipe me comprennent mieux, on cherche notre direction. Si je termine le week-end avec un meilleur feeling et un bon rythme, ça m’ira. Je ne serai pas à 100 % ce week-end, il nous faut du temps. J’ai été titré deux fois, c’est le passé. On est dans le présent, on écrit l’avenir. J’en suis fier, mais les couronnes passées ne garantissent pas les résultats de demain. »

Xavi Vierge (Pata Maxus Yamaha) : « Mon adaptation a été fulgurante. »

« Je suis très enthousiaste, d’autant que la météo nous a boudés cet hiver. J’ai hâte de poursuivre notre progression. Lors du Test ici, on s’est concentrés sur l’adaptation à la moto. On a hâte de démarrer la première vraie séance vendredi. Mon adaptation a été fulgurante, nos chronos ne sont pas mauvais, mais on n’a roulé qu’ici et à Jerez. On manque de temps pour cerner notre réel potentiel, même si la base est solide. J’espère qu’on aura la situation bien en main pour faire un bon week-end. Nouvelle moto, pas d’attentes particulières ; je me focalise sur mes sensations. On y verra plus clair ce week-end, ou ça sera peut-être encore trop tôt. Il fera chaud et venteux, on est prêts à affronter toutes les conditions. »

Stefano Manzi (GYTR GRT Yamaha WorldSBK Team) : « Je me suis très bien adapté, mais s’adapter ne veut pas dire aller vite et jouer devant. »

« On y est, le week-end d’ouverture commence, je suis ravi. Pas de chance pour moi, je sors d’un Test compliqué avec deux grosses chutes. Tout est nouveau. En Espagne et au Portugal, on a eu beaucoup de pluie, on a peu roulé sur le sec. Il faut toujours de l’expérience sur la moto. Je viens de rouler sur le sec en test, on remet ça ce week-end. Je me suis très bien adapté, mais s’adapter ne veut pas dire aller vite et jouer devant. Je dois apprendre. C’est différent : plus de puissance, ça freine plus fort, il y a plus d’appui aérodynamique. C’est plus sympa. Il me faut juste des heures de roulage. »

Alex Lowes (bimota by Kawasaki Racing Team) : « Je pense qu’entre la deuxième et la dixième place, tout le monde peut monter sur le podium. »

« La deuxième partie de saison dernière a été positive. L’hiver a été bizarre, peu de tours en Europe, mais on a fait un bon test en début de semaine, je suis prêt. On a franchi des caps en cours de saison, ça se voit clairement en revenant ici un an plus tard. Progresser, c’est toujours bon à prendre, et ce n’est pas facile dans ce Championnat. L’objectif est de bosser dur vendredi. Le feeling est bon, je veux me battre pour le podium. Je pense qu’entre la deuxième et la dixième place, tout le monde peut y monter. »

Remy Gardner (GYTR GRT Yamaha WorldSBK Team) : « Bras cassé et épaule luxée, l’hiver a été dur pour récupérer. »

« Hâte de lancer la saison ! J’ai eu un accident à l’entraînement en novembre : bras cassé et épaule luxée. L’hiver a été dur pour récupérer. Il faut y aller par étapes pour retrouver le rythme de course. C’est presque un mal pour un bien que je n’aie pas été à 100 % à Jerez. J’y ai fait 35 tours et j’étais rincé. Ici, on a bouclé 62 tours par jour, c’est mieux que le mois dernier, même si je ne suis pas encore super à l’aise sur la moto. Le week-end sera compliqué, on va avancer pas à pas. On a pris du retard sur le programme. On a testé un nouveau bras oscillant, mais avec les pneus d’ici, ça n’a pas donné le résultat escompté. Il reste plein de trucs à essayer. Avec Stefano, l’ambiance est détendue. Tant qu’il reste derrière moi, ça me va ! »

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